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Publié : 2 décembre 2014

SAUVER LA CREATION ; ECOLOGIE ENJEU SPIRITUEL

Voici ce que Janine Prost retient du colloque Foi et Culture qui a eu lieu à la Conférence des Évêques de France le samedi 29 novembre 2014

Michel Rocard, en conclusion, : seules les ONG internationales se démènent. Que nos Églises parlent plus fort... C’est son souhait !

Mgr Stenger, « agissons en aimant toute la Création (pas seulement les âmes). Visons le bien commun et trouvons un équilibre durable entre Dieu, l’Homme et la Création. Il recommande le site « le jardinier de Dieu » qui montre que des cathos traitent ce problème.

Dominique Bourg Pourquoi les gens ne se préoccupent pas de ce problème ? 1) parce qu’il n’est pas visible chez nous, 2) notre responsabilité individuelle n’apparaît pas, 3) nul ne se sent impliqué. Le mot crise est inadéquat car il ne s’agit pas d’un problème passager mais d’une catastrophe à long terme. Que faire ? Réinterrogeons notre idéal d’accomplissement et admettons que cela ne se fera pas par la consommation.

Alain Grandjean Il faudrait mettre au centre la notion de solidarité écologique, mettre nos expériences en réseau. Et ce dont il faut restreindre la consommation, en augmenter le prix.

Elena Lasida En appelant au spirituel, elle se demande ce qu’est la vie bonne et se référant à la Bible, elle s’appuie sur trois points 1) la PROSPERITE qui communique la joie (se référant à la Pentecôte où se dégage le vivre ensemble et la circulation de la parole, 2) la LIBERTE dans l’interdépendance, se référant à la lutte de Jacob avec l’Ange : la rencontre commence par une blessure et finit par une bénédiction, 3) la SECURITE, référence à la promesse faite à Abraham et à Moïse : la promesse est ce qui met en marche vers. Elle est porteuse de bonheur... mais elle reste inaccomplie. La sécurité c’est le lâcher prise !

Répondant aux questions , elle prône la non violence (qui est aussi une action). Ex les cercles de silence. Savoir donner du temps à la contemplation, à l’inutile ; penser ensemble et non en opposition.

L’après midi s’ouvre avec Thierry Jacaud développe l’affirmation qu’il faut changer ou disparaître : l’effondrement de l’écosystème peut arriver n’importe quand. Quand il s’agit de sauver l’homme sur terre, pourquoi restons-nous indifférents ? Parce que la population ne croit pas... ou ne veut pas croire que la vie de chaque homme a un impact sur terre. Conclusion : « Chrétiens, soyez écolos pour maintenir la vie humaine sur terre ! »

Marianne Durano et son mouvement des veilleurs. On sait ce qu’il faut faire mais on n’en a pas envie. Alors entre eux, ils s’appliquent à mener une vie « normale » en refusant la démesure.

Amélie Huard a récemment développé à Clermont Ferrand un mouvement d’action locale basé sur la bienveillance, développant lucidité et compassion, aidant à comprendre les enjeux d’une catastrophe écologique et voir ensemble le rôle à jouer pour donner le goût d’une sobriété heureuse.

Dominique Lang analyse avec clarté la situation autour de nous : alors que les quatre derniers papes ont donné tous les éléments pour réfléchir sur le sujet, nos églises se préoccupent des pauvres… mais pas d’écologie. En plus, dans le monde catho, on a peur des écolos (se référant aux politiciens). Parlons avec nos tripes avec les hommes et les femmes de bonne volonté. Entrons en dialogue avec les non chrétiens. Admirons l’abbé Pierre et Sr Emmanuelle. C’était de parfaits recycleurs.

Dom Jean-Pierre Longeat parlant de l’espace et du temps dans la vie monastique, il insiste sur la nourriture sans gaspillage.

Jean-Marie Pelt parlant en botaniste dénonce des absurdités comme le fait que la Chine importe le bois de France parce qu’elle a déforesté chez elle. Il souhaite qu’on travaille sur l’associativité des plantes car elles savent coopérer entre elles

Bien belle journée avec tous ces intervenants si variés donnant tous des pistes pour s’en sortir après avoir dénoncé avec compétence et persuasion tout ce qui ne va pas.